Mardi 7 Septembre 2010

strada diritta è resistenza



GHJURNATE INTERNAZIUNALE 2009

Plus de 2000 Corses ont participé à ces traditionnelles rencontres. L'image des "natios moribonds et coupés du peuple" n'est donc qu'une propagande française digne de Gobbels. Une conférence de presse clandestine délivre un communiqué FLNC.



programme des journées.

GHJURNATE INTERNAZIUNALE 2009
SAMEDI 8 Aout

10 H conférence de presse de présentation des délégations étrangères

11H Ateliers
1. La Corse et son environnement euro méditerranéen

2. Gestion des ressources et aménagement du territoire

15H

1. Quelles solidarités face à la précarité

2. Lotta et ghjuventu

17 répression

18h débat: situation sociale des peuples sous domination française; (délégations LKP UGTG (guadeloupe), USTKE (kanaky) ...



21H Soirée culturelle
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DIMANCHE 9 Aout



11H stonda corsa : Langue corse et medias


15H30 Compte Rendu des ateliers de travail



17h:analyse situation en corse et initiatives politiques (participation de nombreuses organisations politiques corses)



19H:MEETING Corsica libara



21H Soirée culturelle





Programmation des soirées culturelles
ATTENTION: L'ordre de passage des groupes est indicatif ; des modifications sont probables en dehors de la prestation de l'ARCUSGI le dimanche.

SAMEDI 8 AOUT
Mini Festival Pluriculturel

(Euskadi , Kanaky , Polynésie, Corsica)

Sumente (Corsica)

Altra-Strada(Corsica)

Vitalba (Corsica)

Sperenza (Corsica)

Dopu Cenna(Corsica)

BEGUI (Euskadi)

Laurent Degach(Tahiti)

Bartelemy (Tahiti)

Camadra (Kanaky)

Légitime défense (Kanaky)

Dimanche 9 AOUTsoirée de clôture

Vaghjime (corsica)

BEGUI (Euskadi)

L’ARCUSGI (Corsica)





texte de la conférence

GHJURNATE INTERNAZIUNALE 2009
texte de présentation des "journées"
E Ghjurnate internaziunale 2009.


Ce sont les premières Ghjurnate après la refondation du courant de la lutte et la création de Corsica libera. Elles vont nous permettre de débattre entre militants et sympathisants, de privilégier la formation militante et l'échange. Elles nous permettent de retouver d'autres peuples en lutte pour leurs droits en Europe et ailleurs. Cette année, nous donnerons une place particulière aux peuples et aux travailleurs sous domination française qui se sont particulièrement illustrés par des luttes sociales exemplaires aux Antilles ou dans le Pacifique. Nous pourrons notamment avoir un compte-rendu de l'expérience de mobilisations et d'actions durant plusieurs semaines, vécue cette année en Guadeloupe,en Martinique, en Guyane, en Kanaky et à Tahiti, avec des représentants des syndicats de ces Territoires à l'origine de ces mobilisations, notamment en Guadeloupe (LKP et syndicat UGTG). Nous pourrons aussi avoir un aperçu du combat syndical en Pays basque sud avec le syndicat LAB, en Bretagne avec l'USB et en Corse avec le STC. Le thème du débat nous permettra de faire le point sur la situation économique et sociale dans ces Territoires " sous domination française" et, en dressant un bilan des luttes qui y sont menées, de traiter des conséquences découlant de ces luttes sociales et de leur importance par rapport à la revendication politique globale d'émancipation de ces colonies.

Nous accueillerons ausi pour la pemière fois une délégation Kabyle.
La répression sera dans les débats, car la démarche refondatrice de CORSICA LIBARA est ciblée. La répression continue de s’abattre sur l’ensemble de ses militants et de ses sympathisants qui font l’objet de mesures répressives soutenues et constantes de la part de l’Etat français et de ses relais militaires, policiers et judiciaires. Mais nous savons que l'Etat français réprime aussi nos frères basques, en se faisant complice de la volonté espagnole d'exclusion du champ politique de l'expression publique de la lutte basque.

Ce même pouvoir français, sous l’influence de la droite ultra libérale, par une modification des règles tente d’empêcher l’accession à la collectivité territoriale des forces nationales et de progrès. Il tourne résolument le dos à toute démocratie dans l’île avec notamment le refus de mise en place d’un véritable corps électoral corse.

Cette vision anti-démocratique et réactionnaire de la Corse s’appuie sur l’influence de différents groupes de pressions financiers et/ou affairistes qui tentent de prospérer aujourd’hui en Corse. C’est cette vision qui est prônée dans l’actuel PADDUC que nous avons combattu et qui porte en germe la vente notre terre et la désagrégation de notre tissu communautaire. Les gouvernants actuels de la Corse osent pourtant en faire leur "projet de société" !



>CORSICA LIBARA entend, elle, réhabiliter une alternative politique stratégique et éthique pour un tout autre avenir que celui subi actuellement, afin de remettre au cœur d’un vaste et véritable projet de développement économique, social et culturel, le Peuple Corse comme principal acteur de son présent et avenir. (Avant Projet "CORSICA 21").
>CORSICA LIBARA entend offrir à toutes les couches de notre communauté, y compris les plus défavorisées, la digne représentation qu’elles méritent dans leur volonté participative et émancipatrice.
>CORSICA LIBARA entend délivrer à la jeunesse un tout autre message que celui mortifère qui la détourne de son identité et de son combat.
>CORSICA LIBARA affirme l’urgence d’un sursaut salvateur, populaire, partagé par le plus grand nombre et qui dans un esprit de résistance, de reconquête et de reconstruction donne à tous les Corses les moyens de sortir du sous-développement, de la dépendance, et du colonialisme larvé.

Il n’est pas question d’accepter une quelconque main mise de la Corse par les forces de l'argent ou un quelconque schéma d’apartheid économique dont les Corses seraient exclus.

La déliquescence de nos principaux repères culturels est aussi un problème de fond et Corsica Libara réaffirme avec force que son modèle de société est à l'opposé d'une société de type mafieux. C’est autour de CORSICA LIBARA qu'une offre politique alternative peut s'organiser et que les forces vives peuvent avancer afin de sortir du désordre criminel où est plongée la Corse et d’ériger les conditions populaires et politiques pour construire une véritable solution politique de fond, dont la condition sine qua non est la reconnaissance du Peuple Corse et de sa naturelle conséquence : une citoyenneté corse fondée sur dix ans de résidence permanente.



Cette solution politique permettra la libération de tous les prisonniers politiques. Nous rappelons au Peuple Corse leur engagement, leur courage et le sens de leur sacrifice pour la reconnaissance des droits des Corses sur leur terre."



BONE GHJURNATE A TUTTI.




déroulement et bilan des Journées.

GHJURNATE INTERNAZIUNALE 2009
Samedi matin , la presse corse et internationale se presse. Leur question favorite : les territoriales de 2010 ! Cela viendra en son temps: c'est la réponse la plus fréquente des responsables.
Ils insistent : dimanche, alors ? Non, dimanche priorité à notre projet leur a t-on répondu .

Au milieu d'un énorme orage, les ateliers ont lieu ainsi que le débat social. La présence, en plus du STC représenté par jean luc Morucci et maidée Santoni des délagations antillaises, kanakes et autres est un plus dans un débat solide. Le combat social n'est pas un effet de mode, antillais ou non, c'est une nécessité : priorité aux travailleurs et aux couches défavorisés d'un peuple en lutte. Dans l'atelier sur la jeunesse le fléau sociétal de la drogue revient fortement dans le débat.
O GHJUVENTU ALUNTANATI DI A DROGA

Samedi soir les danses kanaks font sensation, les conversations bercent le comptoir.

Dimanche

Le débat politique est très large. Il fait taire ceux qui parlent de nationalistes "sectaires et isolés". Un conseiller général Paul Jo Caicutoli, un président de chambre Jean Do Musso remmettent la ruralité et l'agriculture au coeur du débat.
Un divers droite parle de foncier et de fiscalité dans le sens de nos proposition, le député européen est là et il représente le PNC: l'Europe doit être aussi un champ de notre combat.

Un Meeting politique dense commence vers 19 heures.
Les représentants de la Car demandent au peuple corse de mesurer le sacrifice des frères emprisonnés.
Paul félix Benedetti dans un discours pédagogique démonstratif trace le chemin : l'axe social pour éviter la Corse inégalitaire, s'adresser à tous les Corses car la solution est en eux, trouver les voies de la résolution politique car c'est grâce à la lutte que ce peuple est et sera encore debout.
Entre temps, un militant a porté à la tribune une dépèche AFP :des résistants ont revendiqué l'action de Vescovato et donnent un signal de "renforcement et de réunification"; (voir plus bas le communiqué) Paul Félix salue cette "mise en synergie des moyens de la résistance" et conclut: EVIVA A LOTTA EVIVA A RESISTENZA . Grosse vague d'applaudissement !!!!!!

Paul Quastana confirme : le peuple corse ne sera sauvegardé et mis en responsabilité que grâce aux nationalistes.

Jean Guy Talamoni vibre, en présentant le projet Corsica 21 et en le mettant en perspective, point par point. C'est le contraire du PADDUC qui est lui "un projet scélérat porté par des scélérats" la Corse ne sera jamais la "cage sans les oiseaux". Il fait un plaidoyer pour notre langue. Dans un vote incompréhensible, alors que le rapport qu'ils ont demandé réclame l'officialisation , ils ne l'ont pas votée à l'Assemblée ! Il remercie les militants qui ont travaillé sur ces Journées.

C'est en effet une réussite.





Le communiqué FLNC diffusé le 9 en marge des journées

GHJURNATE INTERNAZIUNALE 2009
Voici l'intégralité du communiqué : "Nous revendiquons la voiture , 6 heures du matin, 100 kilos explosif et appel téléphonique d'alerte, contre les logements des militaires de la gendarmerie de Vescovato. Par cette action maîtrisée, nous lançons un avertissement aux acteurs de la politique de repression : votre voie est une impasse. Vous en subirez toutes les conséquences. Il y aura d'autres ripostes. La politique actuelle de l'État français cherche à éliminer par tous les moyens la lutte de libération nationale. Elle vise à éradiquer toute aspiration identitaire. L'État français refuse au peuple corse le droit de choisir librement son destin. Selon cette logique que des élus rénégats aux ordres de la France ont tenté hier et tenteront demain d'imposer le PADDUC, schéma politico-affairiste et mafieux. Nous nous opposerons . Cette tentative, comme tant d'autres, est vouée à l'echec. Nous saluons l'oeuvre de refondation entreprise l'an passé par la lutte publique. Nous suivons avec intérêt ces évolutions sans interférer. Pour notre part, nous appelons à un renforcement et à une réunification stratégique de toutes les forces politico-militaires sur les bases organisationelles de la création du FLNC. Notre resistance se renforcera jusqu'à une résolution politique de fin de conflit. Nous apportons notre soutien fraternel à tous les fréres emprisonnés." Signé : "FLNC"



Source texte: Gilles Millet du mensuel CORSICA; source photo portail UNITA

Mardi 4 Août 2009
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