Vendredi 30 Juillet 2010

strada diritta è resistenza



GHJURNATE INTERNAZIUNALE DI CORTI

Corsica nazione indipendente a mis en avant la solidarité entre les peuples sans Etats et le problème du foncier pour ces journées.



SULIDARITA INTERNAZIUNALE

autodetreminazione per tutti i populi
autodetreminazione per tutti i populi
La solidarité internationale entre tous les peuples sans Etats, c'est le but même de ces journées internationales. Avec le recul, on note des évolutions dans les délégations. Les Basques (Batasuna) sont des invités traditionnels incontournables. Les Sardes par leur proximité le sont aussi. Il y a quelques années, les Irlandais faisaient partie des invités importants. On se souvient de la chanson de Canta "surella d'irlanda". Depuis quelques années il n'y a plus de délégations de Sin Fein à Corti. Les indépendantistes catalans sont des invités plus récents (ERC).
Basques et Catalans bénéficient de conditions politiques plus exemplaires dans le cadre d'un Etat de type fédéral, l'Espagne. Ils sont observés attentivement. Il en est ainsi du processus de règlement du conflit basque avec le gouvernement socialiste de Zapatero, évoqué lors d'une précédente rencontre internationale à Bastia.Lire article .

Pour le reste, les peuples et nations sous domination françaises font l'objet de conditions politiques variables. Cela explique la fluctuation des participations. La lutte du FLNKS était au paroxysme dans les années 80. L'assassinat politique par l'Etat français de son militant Eloi MACHORO a marqué les esprit, nous saluons sa mémoire. Les statuts de souveraineté progressive et la reconnaissance de l'autodétermination pour ce territoire font que la question kanake n'est plus vraiment sur le devant de la scène.
Cette année, fort de son succès aux éléctions de 2005, c'est le parti indépendantiste polynésien Tavini d'Oscar TEMARU qui tient un peu la vedette, il se rendait pour la première fois à Corti.

Des représentants des peuples sous domination française (corse, basque, catalan, guyanais, martiniquais, polynésien) ont donc fait une très courte déclaration commune de principe. Ils en appellent ensemble au principe de l'autodétermination, internationalement reconnu par l'ONU.

(Voir document iconographique ci-contre ; Source: site unita naziunale.)

ECALAIRAGE SUR LA POLYNESIE

délégation polynésienne. Source: site unitanaziunale
délégation polynésienne. Source: site unitanaziunale
aide-mémoire. Cet archipel a été découvert, évangélisé puis conquis par les Français. Une guerre coloniale franco-tahitienne s'est achevée en 1847, suivi d'un protectorat imposé à la reine Pomare IV. En 1880 ce sera l'annexion. La plupart des territoires du Pacifique ont été décolonisés après la seconde guerre mondiale. La Polynésie n'a pas été traitée comme l'outre-mer africain voué à la décolonisation. Avec les Antilles, la Réunion et la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie représente "les miettes" de l'empire colonial français. C'est un archipel de 118 îles dont Tahiti, peuplé de 253 000 habitants, principalement polynésiens auquels s'ajoutent des métropolitains plus ou moins enracinés, des asiatiques. Ses principales ressources sont liées à la mer, à l'agriculture et au tourisme. Elle a subit le centre d'essai nucléaire du Pacifique et ses dégats écologiques et économiques (assistanat). En 1984, un statut d'autonomie lui a été accordé, négocié avec Gaston FLOSSE, le potentat autonomiste proche du RPR de l'époque, ami de Jacques CHIRAC.
En 2005, c'est le changement : l'indépendantiste du parti Tavini Oscar TEMARU devient président de la Polynésie. Selon lui, l'indépendance n'est pas à l'ordre du jour , priorité au développement économique et à l'application de l'étape de l'autonomie. Son parti, allié au Parti socialiste français, soutient Ségolène ROYAL pour la candidature aux présidentielles.

Le mouvement Tavini ? C'est un parti indépendantiste créé en 1977 d'abord sous le nom de Front de libération de la Polynésie en référence à l'OLP.
Il se définit comme un parti indépendantiste légaliste : "pacifiste et écologiste". Orienté plutôt à gauche, refusant l'emprise "capitaliste" sur l'économie de l'archipel. Il revendique l'indépendance avec un Etat fédéral pour les 5 ensembles d'îles du territoire. Il affirme :
"La récupération de la souveraineté du peuple maohi, ravie par la France en 1842, est un combat politique, légal, digne et noble, qui doit permettre, par la voie démocratique, d’obtenir l’indépendance politique de notre pays."
"Indépendance politique". La maturation sur ce concept a eu lieu aussi au sein de la lutte nationale corse (exception faite de ceux qui s'en tiennent à la revendication d'autonomie), en particulier pour le Rinnovu. (Cf scritti di u rinnovu, referendum 2003).
Le Taviri insiste donc avec raison sur ce concept d'indépendance politique :

"L’indépendance est une notion de nature exclusivement politique et institutionnelle qui traduit sur le plan international, la situation des pays qui, du fait de leur accession à leur liberté, entretiennent des rapports directs avec les autres États et traitent avec chacun d’eux sur un pied d’égalité ;
Pour le "Tavini Huiraatira" un pays indépendant, est un pays libre, non assujetti à une puissance extérieure qui s’administre selon ses propres règles, seul et librement.
Alors, ne nous y trompons pas. Il s'agit bien là exclusivement d'une indépendance politique.
Notion d’indépendance politique et d’indépendance économique :
Pour le "Tavini Huiraatira", seule la notion d’indépendance politique est à prendre en considération. Celle qui prône une indépendance politique totale vis à vis de la France afin de pouvoir, sans tutelle extérieure, librement nous auto-déterminer sur :
- notre propre Constitution ;
- nos propres Institutions ;
- nos propres Lois ;
dans le respect de nos propres valeurs morales, traditionnelles et culturelles.
Ne pas confondre indépendance politique et indépendance économique. Sur le plan économique, tous les états souverains, aussi riches soient-ils, vivent en interdépendance."
Sources : site du mouvement Tavini Huiraaia. www. tiamaraa.com

Le statut de la Polynésie ? Depuis le 27 février 2004, la Polynésie est dotée d'un statut qui renforce son autonomie. Elle est désormais qualifiée de " pays d'outre-mer au sein de la République ". Elle peut désormais disposer de représentations auprès de tout État reconnu par la France. Toutefois, ce ne sont pas des représentations diplomatiques de plein droit.
Ses institutions sont :
-le président de la Polynésie : il est élu par l'assemblée de la Polynésie. Il représente la collectivité d'outre-mer, dirige l'action du gouvernement et l'administration. Le gouvernement de la Polynésie : il est composé de ministres nommés par un arrêté du président. Il conduit la politique de la collectivité.
-l'assemblée de la Polynésie : elle est composée de 57 membres élus pour 5 ans (scrutin de liste à un tour, barre à 3 % des suffrages exprimés pour avoir des sièges).
L'assemblée vote le budget et les comptes de la collectivité et contrôle l'action du président et du gouvernement. Elle règle les affaires de la Polynésie en adoptant des délibérations, mais aussi désormais des " lois du pays " (Pouvoir législatif). Celles-ci concernent les nouvelles compétences transférées à la Polynésie.

Le statut prévoit des mesures préférentielles en matière d'emploi (Article 18) et de transferts de biens fonciers (Art 19) en faveur des personnes justifiant d'une durée de résidence suffisante en Polynésie ou de personnes mariées à ces résidents de longue durée.

CNI ET LE FONCIER

randina in corti u sabatu.
randina in corti u sabatu.
Sur ce problème de la dépossession de la terre, d'autres propositions applicables à court terme ont été faites par d'autres mouvements politiques ces derniers mois. Le PNC propose une taxe sur les transactions perçue par la CTC. Rinnovu s'est prononcé pour un gel des résidences secondaires, jusqu'à la mise en place de QUOTAS par communes (PADDUC).
Corsica nazione indipendente fait, elle, une proposition de "loi sur les biens immobiliers", ce qui suppose l'obtention d'un pouvoir législatif pour la Corse. En attendant, CNI demande que le peuple corse l'applique par lui-même (article 3).
Voici le court texte proposé. Il énonce simplement la proposition générale de réserver l'acquisition de la terre corse aux Corses, et aux résidents depuis 10 ans pour les "non-originaires de Corse" :

"Actuellement, du fait de l’augmentation vertigineuse des prix de l’immobilier, les Corses sont dépossédés de leurs terres et de leurs maisons. Des étrangers fortunés offrent en effet des sommes sans commune mesure avec les capacités financières des familles corses, qui se voient ainsi privées de l’accession à la propriété. Cette démarche de spoliation sera bientôt aggravée par l’abrogation de l’arrêté Miot, déjà décidée par la France. Devant cette situation d’urgence, la défense des intérêts collectifs de la communauté corse doit conduire celle-ci à adopter des mesures énergiques, avant qu’il ne soit trop tard.
.........LOI N°1 (SUR LES BIENS IMMOBILIERS)..........
Le peuple corse, légitimement maître de lui-même, décide, à travers la présente loi, de prendre toutes dispositions pour faire échec à la démarche actuellement mise en œuvre pour le déposséder de sa terre, et plus généralement de ses biens immobiliers :
Article 1er : L’acquisition de biens immobiliers situés sur le territoire de la Corse est réservée aux citoyens corses, ces derniers étant définis par référence aux conditions requises par « A Cunsulta Naziunale di A Corsica », soit, pour les non originaires de Corse, une résidence effective, à titre principal, de 10 ans sur l’île.
Article 2 : Tout achat d’un bien immobilier effectué en violation de l’article précédent sera considéré comme nul et non avenu dès l’accession effective aux responsabilités politiques d’autorités nationales corses. Ces dernières procèderont alors à une mesure générale de réappropriation collective qui constituera le premier acte de souveraineté. Cette réappropriation ne donnera lieu au versement d’aucune indemnité.
Article 3 (dispositions transitoires) : Dès à présent, le présent texte sera appliqué par les Corses se reconnaissant dans la nation. Ceux d’entre eux qui exercent des responsabilités, notamment électives, contribueront, dans toute la mesure du possible, à sa mise en œuvre."

Sur ce problème crucial du foncier, le débat continue au sein de la société corse.
TARRA CORSA A U POPULU CORSU.

Sources images : Site unita-naziunale.

Lundi 14 Août 2006
G D
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