Vendredi 30 Juillet 2010

strada diritta è resistenza



'PROCES CLAVIER' : NON AUX PROCES MILITARISES

21 NOVEMBRE : LES 10 PATRIOTES REFUSENT DE SE FAIRE JUGER DANS UN TRIBUNAL MILITARISé Le procès a lieu sans eux et sans leur défense. CONFERENCE DE PRESSE A BASTIA LE 18 NOVEMBRE. "A CORSICA UN HE A VENDE" voici le slogan pour une campagne d'affichage de CORSICA LIBERA lancée à l'occasion de ce procès. Les patriotes qui ont fait cette action symbolique le 30 aout à Punta d'Oru dénonçaient symboliquement le PADDUC, son économie résidentielle et disaient halte aux residences secondaires. Ils sont à l'origine d'une prise de conscience contre ce PADDUC.



adunita in Aiacciu u 21 di nuvembre

'PROCES CLAVIER' : NON AUX PROCES MILITARISES
CORSICA LIBERA lance une campagne de communication avec un affichage général et un tractage dans toute la Corse.

Nous appelons les Corses à confirmer leur non au PADDUC et à la vente de la terre corse ; et à soutenir les 10 patriotes qui sont convoqués au tribunal du Finosellu le vendredi 21 novembre à partir de 14 heures à Aiacciu.
Non aux procès en sorcellerie.

Cliquez pour revoir notre article sur la mobilisation de Porti vechju.

Les soutiens :

'PROCES CLAVIER' : NON AUX PROCES MILITARISES
>U RIACQUISTU / CUMMUNICATU DI STAMPA
18 11 2008.

U RIACQUISTU DI PORTIVECHJU réaffirme sa solidarité fraternelle et humaine à toutes les personnes qui seront injustement convoquées à comparaître ce vendredi 21 novembre à Aiacciu, et parmi lesquelles figure notre tête de liste aux dernières municipales de Portivechju, Maria Claudia Branca.

U RIACQUISTU DI PORTIVECHJU dénonce l’instrumentalisation du tribunal pour répondre aux injonctions des sphères politiques proches du pouvoir et où se mélangent promoteurs immobiliers, acteurs de cinéma et politiciens sans scrupule...

U RIACQUISTU DI PORTIVECHJU rappelle que la participation de tous ses sympathisant(e)s ce samedi 30 aout au rassemblement organisé par la démarche de la refondation nationale avait pour principal objectif le refus d’un développement économique basée sur les résidences secondaires, la spéculation du foncier et de l’immobilier AINSI QUE la séparation sociale. De facto, la visualisation sur site à Punta d’Oru de cette disparité sociale et culturelle n’a évidemment pas plus…

Que la justice participe à son tour à l’aggravation de ces inégalités démontre un peu plus la déliquescence d’une démocratie ou probité et équité sont substituées par l’influence et le copinage politicard et anti citoyen.

U RIACQUISTU DI PORTIVECHJU appelle toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans sa philosophie municipale à manifester massivement le 21 novembre dés 14 heures au palais de justice du Finusello à Aiacciu pour témoigner de leur solidarité et de leur refus de l’arbitraire et de la justice expéditive des nantis établie sur mesure par le pouvoir politique.

> Le STC
U sindicatu di i travagliadori corsi apporte son soutien aux 10 militants devant être jugés vendredi dans un communiqué de presse du mardi 18 novembre.

> A Chjama Naziunale et le PNC.
Dans un communiqué commun , ils "apportent leur soutien aux élus territoriaux de Corsica Nazione Indipendente, ainsi qu’aux autres militants et responsables d’organisations cités devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio, suite à l’action menée contre la propriété de Christian Clavier.(...) Les poursuites judiciaires dont ils font l’objet sont en effet sans fondement sur le terrain juridique et scandaleuses sur le plan des principes".

> L'APC soutient les 10 militants dont plusieurs de ses adhérents.

> La FDSEA soutent les prévenus et son président pour la Haute Corse.

>I VERDI.

Texte de la Conférence de presse du mardi 18

'PROCES CLAVIER' : NON AUX PROCES MILITARISES
CORSICA LIBERA...
Conférence de presse du mardi 18 novembre. Bastia.

>En préambule Corsica libera apporte sa solidarité à Jean-Marc Rodiguez, porte parole de “Cuscenza viva” association de prisonniers politiques, interpellé hier après-midi par la Sdat, avec une commission du juge Thiel.
Un rassemblement aura lieu ce soir devant le commissariat.
Nous vivons une campagne de harcèlement judiciaire sans précédent, aucune société occidentale ne subit actuellement ce genre de pression ! Pratiquement chaque semaine voit son actualité répressive.

>Vendredi 21 novembre, à 14 heures à Aiacciu, 10 patriotes corses, militants et militantes de Corsica libera vont comparaître suite à l'action symbolique de Punta d'Oru le 30 août dernier.
Ce procès est dérisioire sur le fond mais il est emblématique de l'attitude de harcèlement répressif du pouvoir, à partir de son plus haut niveau, contre ceux qui se battent pour cette terre.
Nous appelons les Corses à se rassembler dès 13h30 ce vendredi devant le tribunal du Finosellu pour le dit “procès Clavier”.

>Le 30 aout dernier, des militants de la cause corse ont dénoncé le mélange des genres entre la politique et l'immobilier. Le propriétaire et promoteur de « Punta d’Oru » n’était autre que Camille de Rocca Serra, Président de l’Assemblée de Corse, adepte de la “désanctuarisation”. La privatisation d'un domaine remarquable destiné à être habité quelques jours seulement dans l'année par de fortunés acquéreurs constitue un exemple concret de la dépossession foncière.

>Ils ont voulu aussi dénoncer le PADDUC dont le même Camille de Rocca Serra est aussi l’un des concepteurs avec le président de l'exécutif Ange Santini. Ce PADDUC est un plan de mise en vente de la terre corse et de privatisation des espaces littoraux. Nous lançons une campagne d'affichage dès ce jour : “A CORSICA UN 'HE A VENDE”.
Le choix du résidentiel et de la multiplication des résidences secondaires est un choix désastreux pour la Corse. Le PADDUC prone la “séniorisation” avec l'arrivée de riches européens retraités européens, il fixe comme objectif 320 000 habitants en Corse en 2030, c'est une colonisation de peuplement sans équivalent dans le monde en terme de proportions ! L'immobilier résidentiel plus ou moins intermittent entraine des surcoûts d'infrastructures, des dégats environnementaux et sociaux, quelques franges seulement s'enrichisssent comme les transports et la grande distribution. Ce choix a fait des dégâts énormes dans d'autres contrées.

Les Corses eux commencent à ouvrir les yeux, ils ne souhaitent pas ce pseudo développement. Il savent intuitivement que cela remet en cause un peuple corse digne et présent sur sa terre.
Le PADDUC a donc connu une opposition grandissante ces dernières semaines et nous devons féliciter tous les Corses qui ont participé à cette prise de conscience générale.

Nous demandons le retrait total du PADDUC car c'est sa philosophie de développement qui est mauvaise. Nous récusons à l'avance la politique du bricolage du texte et des amendements.
Nous serons extrèmement attentifs pour combattre les PLUs en gestation qui sont sur la même ligne idéologique que ce PADDUC. (lotissements résidentiels, urbanisation d'espaces remarquables ou de terres agricoles...)
Un plan de développement durable complètement refondé doit être élaboré en tenant compte de toutes les “fausses pistes” lancées par ce PADDUC.

Corisca libera a naturellement déja des premières contre-propositions à avancer au débat. Elles vont dans le sens d'une économie productive beaucoup plus autocentrée, en particulier dans l'agriculture à l'heure où l'on devra relocaliser de plus en plus les productions alimentaires. Elles vont dans le sens d'un tourisme durable, de la valorisation de notre identité et notre environnement.


Nous revendiquons prioritairement une citoyenneté corse qui permet de n'autoriser l'achat de terres et de maisons qu'à partir de 10 ans de résidence permanente. Nous revendiquons aussi une codification des investissements et de l'urbanisation. Ainsi, les élus indépendantistes ont rappelé ces revendications et présenté des orientations allant dans le sens du véritable développement durable tel qu'il est défini au niveau international ( document CORSICA 21).

Corsica libera demande donc que le débat se poursuive et se réoriente complètement afin de concevoir un développement durable pour le Peuple Corse.






Non à un procès militarisé.

'PROCES CLAVIER' : NON AUX PROCES MILITARISES
Après les procès en sorcellerie, voici encore les procès militarisés.
Plus de 300 personnes ont répondu à l'appel de CORSICA LIBERA pour soutenir les 10 patriotes qui devaient comparaître malgré pluie et tempête. Comme pour les procès de février concernant l'incendie à l'assemblée de Corse, il y a un déploiement de forces répressives incroyable à l'intèrieur du tribunal : policiers en civil par dizaine avec brassars et matraques, policiers en tenue, mobiles en réserves, ...

Lors d'un point-presse devant les grilles, les patriotes "prévenus" s'adressent à la presse corse et française.
>Paul-Félix Benedetti annonce d'emblée: " il est hors de question que nous rentrions dans un tribunal bunkerisé. Nous demandons la démilitarisation de l'espace judiciaire".
>Pierrot Poggioli déclare que les prevenus n'ont fait que défendre leur terre et dénoncer le Padduc.
>Jean-Guy Talamoni rappelle lui aussi le contexte :des militants ont voulu dénoncer pacifiquement le fait que la terre corse est mise à l'encan.
>Loulou Colombani s'adresse à l'opinion française : vous devez comprendre que les nationalistes sont les véritables défenseurs de ce pays.
>Jean-Marie Poli demande à tout le monde de rester mobilisé, il souligne qu'il existe des répressions bien plus grâves sur le fond.

En effet, lorsque les patriotes subissent la répression ordinaire, sans people, ni "bling bling" , on ne voit pas tant de médias français pour le relayer .

Les avocats entrent et au nom des militants ils demandent au président du tribunal d'alléger ce dispositif démesuré et provocateur. Le président a toute autorité pour le faire, il est responsable de l'ordre public dans son tribunal. Il refuse et annonce le début de l'audience. Dans ces conditions les avocats de la défense se retirent. Entre-temps, petite concession des autorités : les policiers en tenue avaient retiré leur bérêt. C'est une mascarade. Me Mariaggi défenseur sort et déclare devant les grilles " le président n'a pas voulu alléger ce dispositf policier digne du procès Ferrarra. les conditions d'une justice sereine n'étaient pas réunies. Le procès aura lieu comme dans les république bananières entre le procureur et le président.
Dans une salle ou trainent policiers et journalistes, le procureur Thorel demande 2000 euros d'amende. Il y aurait eu violence "morale" contre les gardiens et "voie de fait" contre le célèbre gallinacé représentant la république française. Le jugement arrive en un quart d'heure : 500 euros d'amende chacun qu'on aurait pu discuter "en payant comptant", déclare le président en regrettant l'absence des "prévenus". La farce est totale.
En sortie, au nom de Corsica libera, un porte parole annonce que les 10 patriotes et le mouvement n'acceptent pas cette condamnation, n'acceptent pas le fait de payer pour passer sur notre terre ; il sera fait appel. Il annonce publiquement le principe d'une manifestation populaire contre le Padduc plan de mise en vente de la terre corse à l'initiative du mouvement. Dopu sta cumeria, a lotta cuntinueghja.


photo: alta frequenza

Communiqué de presse de CORSICA LIBERA : REACTION

"Corsica libera dénonce les conditions inacceptables du procès du 21 novembre et remercie tous les Corses qui ont apporté leur soutien aux 10 patriotes convoqués.

Face à une enceinte débordant de policiers en civil ou en tenue, matraques en main, et protégée par des cars de gardes mobile, les patriotes convoqués ont refusé de rentrer. Les forces de l'ordre comptaient aussi restreindre le public à une trentaine de personnes. Les avocats de la défense ont donc demandé la démilitarisation du tribunal au président , qui a refusé l'allègement de ce dispositif inconsidéré.

Dans ces conditions la justice a déroulé sa farce toute seule.

Corsica libera n'accepte pas cette condamnation qui revient à faire payer aux "indigènes" le droit de circuler et de dénoncer ce qui se passe sur leur terre.

La politique extrémiste et inconsciente du pouvoir territorial de Camille de Rocca Serra et Ange Santini, appuyée par le pouvoir colonial français et les forces de l'argent, vise à vendre la terre corse en lieu et place d'un véritable développement durable.

Elle s'accompagne également d'incitations réitérées et systématiques à la répression à l'encontre des patriotes Corses

Pour Corsica Libera, la Corse n'est pas à vendre et nous lançons un appel aux organisations et au-delà à tous les Corses pour aller vers l'organisation rapide d'une mobilisation populaire contre ce Padduc."
CORSICA LIBERA


Mercredi 12 Novembre 2008
G D
Lu 1178 fois


SVILUPPU,ECUNUMIA,AMBIENTE... | ATTUALITA PULITICA è SUCIALE | SCRITTI DI U RINNOVU | CUNSULTA NAZIUNALE | A VITA DI U MUVIMENTU | INTERNAZIUNALE | STORIA,CULTURA, | RIPRESSIONE è SULIDARITA | CLANDESTINITA | VITA ASSUCIATIVA


strada diritta è resistenza