Mardi 7 Septembre 2010

strada diritta è resistenza



per a prutezione di e boche di Bunifazie

Dopu a pusizione di Green Peace, u muvimentu a ramintta a so vulintà di tene e boche senza battelli. E boche devenu stà una riserva eculogica cumpleta.



cummunicatu

per a prutezione di e boche di Bunifazie
communiqué Corsica Libara avec priere d 'inserer;merci

La récente action de « Greenpeace » met de nouveau en évidence le sujet du devenir du détroit des bouches de Bunifaziu, ces dernières restant soumises aux risques encourus de graves et dangereuses pollutions de navires battant pavillons panaméen (plus de 3000 navires passent annuellement les bouches de Bunifaziu).
La position de « greenpeace » est connue : Création d’une « Particularty Sensitive Sea Area », susceptible de préserver effectivement la zone en matière de navigation.

L'Office de l'Environnement a cru bon de polémiquer contre une action de sensibilisation internationale.

Cette polémique pour stérile qu'elle soit, démontre tout autant les limites de sa portée : celle d'une prétendue paternité d'une initiative non encore aboutie, mais irriguée par les fortes mobilisations écologiques, associatives, politiques et patriotiques contre le passage des pétroliers.

CORSICA LIBARA pose deux questions d'actualité :


· Notre pays, avec ses 1000 kms de côtes, et le 1/5 du trafic pétrolier méditerranéen transitant par le canal de corse, possède-t-il les moyens humains et matériels pour intervenir rapidement avec succès en cas de catastrophe



· Notre pays peut il interpeller les autorités compétentes pour interdire le passage du détroit de Bunifaziu aux navires battant pavillon panaméen ?

La procédure en cours visant à instaurer juridiquement une Zone Maritime Particulièrement Vulnérable n'écarte pas pour autant la dangerosité permanente des cargaisons à hauts risques.
Non encore aboutie, elle peut contrarier ce que le gouvernement français par la voix de son ministère de l'équipement affirmait en 2001 :

« Il n'est juridiquement pas possible d'aller au-delà en restreignant la circulation maritime à Bonifacio, par voie unilatérale, à l'égard des pavillons tiers. Les Bouches de Bonifacio constituent en effet un détroit international où la navigation s'exerce librement, en application de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. »

Nul n'est dupe des pressions économiques et financières engendrées par cette approche protectrice… Mais le surcoût du transport, parce qu'il ne s'agit que de cela, serait minime au regard des conséquences incalculables d'une catastrophe probable, sur la santé, l'écologie et l'économie…

Sous tutelle, la Corse n'est pas en moyen de faire valoir ses droits en matière de territorialisation des eaux, et donc de discuter – à parité – avec tous les Etats constitués et concernés par le pavillon panaméen :

La question des bouches de Bunifaziu ne se pose pas sous les seuls aspects écologiques et environnementaux : elle interpelle quant à l’absence de prérogatives souveraines pour une Nation dépossédée historiquement de tous ses droits, y compris maritimes.




Mercredi 5 Août 2009
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