Vendredi 30 Juillet 2010

strada diritta è resistenza



rinnovu è a pulitica di salute

Rinnovu hà mustratu e dibullezze di e strutture di salute in corsica.



Conference de presse au CSP de Cervioni

rinnovu è a pulitica di salute
UNE COUVERTURE SANITAIRE INSUFFISANTE DANS LE RURAL
Pour la Création de structures médicales d’urgences.


La Corse connaît une insuffisance structurelle généralisée de ses moyens de santé. L’actualité récente le démontre avec les péripéties du Samu 2B ou les revendications récurrentes des pompiers (dernièrement Bastia et Ponte Leccia).
Les difficultés des structures hospitalières et d’urgences insulaires notamment Bastia, Bonifacio et Calvi, permettent aisément d’envisager les lacunes structurelles des régions éloignées des pôles d'activité.
Aujourd’hui nous nous faisons les porte paroles de la population rurale de Corse pour soulever les difficultés d’une prise en charge médicale rapide et le problème de l’accessibilité aux différentes structures hospitalières dans ces régions sensibles, excentrées et à faible densité de population.
Ces dysfonctionnements ont des effets parfois dramatiques sur la population et participent à favoriser l’exode rural, de plus ils ne permettent pas d’assurer la sécurité des flux touristiques.


La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique définit clairement la responsabilité de l’Etat en matière de santé publique.
L’article L. 1411 spécifique à la Corse et à Saint Pierre et Miquelon donne compétence au représentant de l’état pour tenir compte des spécificités régionales dans la définition des modalités de mise en œuvre des objectifs et des plans nationaux de santé publique.
Nous nous interrogeons sur l’utilisation faite par le préfet de cet article.
En effet la couverture sanitaire ne permet pas de concilier ruralité et sécurité des soins.
La France a fait le choix d’une médicalisation sur place avant évacuation à l’inverse des pays anglo-saxons qui évacuent systématiquement. Aujourd’hui en Corse force est de constater que très souvent les pompiers se trouvent livrés à eux même, dans l’impossibilité de médicaliser (faute de médecin disponible) et de procéder à des évacuations rapides.
Alors que l’organisation mondiale de la santé (OMS) place la France au premier rang mondial pour son système de soins, en Corse on peut mourir faute de délais d’évacuations raisonnables ou à cause de la faiblesse des infrastructures et de la couverture médicale, surtout la nuit et le week end.
Ceci est intolérable.


-Nous interpellons l’état sur sa responsabilité et son désengagement qui impose aux différents acteurs locaux une gestion de la pénurie.
-Nous engageons les élus à prendre réellement conscience de la nécessité de leur implication active sur ce dossier.
-Nous invitons tous les acteurs de la santé (médecins, SDIS, DDASS, SAMUR, ARH...) à une responsabilisation afin de dégager et proposer collectivement des solutions adaptées.

RINNOVU demande le développement d’un véritable observatoire régional de la santé pour permettre un diagnostic sanitaire en phase avec les spécificités insulaires.
La Corse doit adapter son schéma régional de l’organisation des soins, à la réalité démographique, géographique et environnementale de nos micros régions.

Pour RINNOVU , il faut envisager l’ouverture de structures médicales rurales en maillant le territoire afin de concilier proximité et sécurité des soins et permettre à chaque habitant de se trouver à une demi-heure d’un centre d’urgence.
Ceci permettrait une prise en charge médicale permanente, facilitant les évacuations, traitant sur place les urgences différées et désengorgerait ainsi les hôpitaux et cliniques.

Nous nous proposons de rencontrer élus, représentants de l’état et professionnels compétents pour suivre ce dossier qui concerne toute la Corse.


Mercredi 21 Décembre 2005
rinnovu
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